Football_pictogram

Le pénalty sifflé et le carton rouge infligé à Abidal étaient-ils justifiés ? Résumons : à la limite du hors-jeu, Toni déborde Abidal pour se diriger droit au but de Coupet. Pour Abidal, une seule solution, le tacle. Toni s’écroule, l’arbitre siffle pénalty et sort un carton rouge.

1ère question ; la faute est-elle effective ? Le tacle venait de l’arrière, donc considéré comme dangereux et lcartons_rouge_et_jaunee défenseur touche l’Italien plusieurs fois, suffisamment pour le faire trébucher, même si cette action est beaucoup moins dangereuse que d’autres qui suivront dans le match, il y a donc faute.

2e question ; Abidal mérite-t-il son carton rouge. Dans l’« esprit du football », comme dirait Monsieur Platini, il est le dernier défenseur et empêche l’attaquant de marquer un but. Il y a donc logiquement carton rouge. Tout comme Barthes en finale de coupe de l’UEFA avec l’OM en 2004. C’est la double peine.

Lubos Michel, l’arbitre qui sortit Drogba à la dernière finale de Ligue des champions, a été choisi par l’UEFA pour sa sévérité pour arbitrer ce match sous tension. Cependant la « sévérité » devrait être la même dans toutes les phases de jeu. Dans le jeu, un joueur subissant une faute doit systématiquement tomber pour que celle-ci soit sifflée. Tout accrochage ou tacle manqué devraient être sanctionnés sans que le joueur ne plonge et se torde de douleur. En conséquence, les simulations et les tricheries devraient être sanctionnées aussi sévèrement que la faute d’Abidal.

Mais pour cela, il faudrait reprendre l’éternel débat de l’arbitrage du football qui n’évolue jamais. Un seul arbitre de champs ne peut apprécier tout le jeu qui s’accélère de saison en saison. Quid de la vidéo ? Casserait-elle vraiment le cours du jeu ? Mais arrêtons-nous là, nous abordons un sujet tabou …