santoroFabrice Santoro a remporté ce dimanche à Newport le sixième titre en simple de sa carrière, le quatrième titre cette année pour un joueur français après les succès de Llodra à Adélaïde et Rotterdam et de Simon à Casablanca. Rares sont les joueurs de l'ère moderne à pouvoir se vanter d'avoir gagné un titre à 35 ans bien sonnés. Ce titre, Santoro le doit bien sûr à son jeu de "magicien" (dixit Federer lui-même), mais aussi à une lecture intelligente du calendrier.

Le tournoi de Newport est en effet une espèce d'aberration dans le calendrier ATP. Seul tournoi sur gazon à se jouer après Wimbledon, il n'attire généralement pas les cadors de la surface, ni même les cadors tout court, qui préfèrent soit se reposer soit commencer à préparer la saison des tournois sur dur. Pour preuve, Santoro, classé 57ème au début du tournoi, en était la tête de série n°2. Or, Santoro le sait, à son âge, s'il peut certes encore rivaliser avec des cadors le temps d'un match (il compte tout de même à son tableau de chasse de l'année Andreas Seppi(50), James Blake(13), Mikhail Youzhny(12) et Ivan Ljubicic(24)), il peut difficilement espérer le faire sur toute la durée d'un tournoi. Donc, pour enrichir son palmarès, mieux vaut s'inscrire dans ce genre de tournois un peu à part. D'ailleurs, la stratégie lui réussit bien, car il avait déjà remporté ce même tournoi l'année dernière. Loin de moi l'idée de sous-entendre qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, les matchs il faut encore les gagner, je voulais au contraire souligner que Santoro n'est pas malin que sur le terrain...