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La nouvelle est forte, elle est à peine croyable. Tout comme de nombreux supporteurs, commentateurs et amateurs de sport, l'annonce de la fusion du Stade français avec le Racing m'a fait l'effet d'un poisson d'avril arrivé quelques semaines trop tôt.

Le président du Stade Français, désireux de se débarrasser d'un club trop coûteux a enrobé cet cession en fusion de deux clubs historiques dans l'histoire du rugby.

Ces deux présidents qui ont bâti leur réputation rugbistique sur la mémoire de leur club respectif, n'ont pas hésité à renier leurs propos originels. Ils proposent désormais un super club parisien au bénéfice du rugby français. Mais à quel point ces deux businessmen sont-ils encore crédibles, car les affaires sont les affaires ? L'épisode de ce jour, nous prouve qu'aucun milligramme de mécénat et de respect du rugby n'ont motivé ces deux présidents.

Quel est donc l'avenir du club «Racing Français » ou « Stade Français Racing » ou autre nom à définir, car là n'est pas leur priorité ? Il semblerait logique que supporteurs d'un côté plus supporteurs de l'autre donnent deux fois plus de supporteurs. Mais l'addition est-elle possible ? Ceux-ci se rendront-ils un coups à Paris, un coups à la Défense ? Cette opération financière est sportivement bien bancale.

Il me semblait que la force du rugby francilien était cette élite à deux têtes, ces deux clubs titrés, riches d'un passé glorieux et moins glorieux. Un mastodonte en Île-de-France, si mastodonte il y a, généralisera un pillage des clubs voisins, à savoir Massy et Bobigny, mais plus largement les autres petits clubs, sans émulation.

Mais plutôt qu'un mastodonte, la fusion de ces deux clubs, accouchera d'un nouveau club, banal, qui peinera et réussira normalement en top 14, 12 ou 16 ??? Qui luttera pour le maintien ou la qualification en phase finale. Banalement.

Le Racing, a simplement supprimé toute concurrence en Île-de-France.

Et le formidable travail de Max Guazzini à redonner une ferveur au rugby parisien sera désormais annihilé. Et la victoire des racingmen en nœuds pap. aura maintenant sa place éternelle au musée des victoires nostalgiques, au même rang que les titres du 19e siècle. Maintenant, rendez-vous au musée.

Non, je ne crois pas que ce projet soit viable, mais mon esprit de supporteur ne me rend peut-être suffisamment objectif. Qu'il va-t-être difficile de retourner au stade, ou plutôt aux stades.

La franchise de rugby d’Île-de-France, sans nom encore, sans couleur pourrait peut-être prendre exemple sur les franchises américaines et faire du chantage aux villes d'accueil en les menaçant de partir autre part …

Non, j'arrête, ce n'est pas possible.

Impossible ? Business quand tu nous tiens !