22 janvier 2009
Ligue 1, ton univers impitoyable …
Encore plus dur que Dallas, il existe la Ligue 1 de football.
Sportivement, pour la saison 2008-2009, les équipes de l’Olympique de Marseille et de Paris Saint Germain ne s’en sortent pas trop mal. Aucune crise sportive à l’horizon, il faut donc trouver quelque chose à faire.
Le 14 janvier dernier, l’actionnaire principale de l’OM, Robert-Louis Dreyfus s’en prend ouvertement à son Président et son équipe technique, et exige des résultats, sinon … 3ème du championnat en milieu de saison, c’est pas un résultat ?
Rivalité Marseille-Paris oblige, voilà que le PSG fait mieux que son adversaire héréditaire ! Le Président, cette fois-ci se trouve en situation délicate pour avoir réclamé auprès des administrateurs plus de pouvoir. Manque de chance ou pas, le courrier se retrouve dans les pages du Parisien. Le Conseil d’administration décide alors de démissionner en bloc, Sébastien Bazin, responsable France de l’actionnaire principal, Colony Capital, en tête, pour provoquer une AG extraordinaire et renvoyer ce président qui leur a manqué de respect. Les joueurs sont ainsi interviewés les uns après les autres, histoire de faire profiter tout le monde de cette crise.
La franchement c’est fort, le feuilleton dure depuis bientôt une semaine, est pimenté par des rebondissements, des conférences de presse, on retrouve d’autres courriers qui auraient provoqué celui édité dans la presse. Et a qui profite cette parution, Charles Villeneuve ou une autre personne ?
Les scénaristes des soap-opéra et autres feuilletons télévisés sont complètement dépassés, peut-être devraient-ils s’inspirer de la Ligue 1 pour leur prochains épisodes.
08 janvier 2009
La complainte de l'arbitre
Les pages Rebond du journal Libération décidément inspiré sportivement ce mardi 6 janvier, offraient une tribune à Tony Chapron, arbitre international et Jacques Blociszewski, chercheur sur les nouvelles technologies, intitulée « L’arbitre de foot broyé par les images ». Celle-ci nous offre la complainte de l’arbitre seul, mal aimé, peu respecté, broyé par le flot des images rediffusées, ralenties, commentées. Il est triste cet arbitre, car il n’arrive pas à se faire respecter, ni à se faire entendre face à tant de pression. Pourtant comme dirait la pub « Il n’a pas le même maillot, mais il a la même passion ! ».
Bref, tous ces maux seraient dus aux médias, au foot business ! Rien de nouveau dans ce commentaire. L’argument longtemps ressassé de la vidéo tuant le football y est pleinement développé. Faut-il comprendre que l’attitude des joueurs, des supporteurs, des médias serait responsable de cette dérive, que c’était mieux avant ?
Les auteurs dénoncent les images comme responsables des polémiques autour des erreurs d’arbitrage, permettant aux commentateurs de s’acharner sur le corps arbitral, mais ils refusent que ces mêmes images prennent place dans un dispositif arbitral. Ils s’offusquent du manque de respect des joueurs, mais ils ne proposent aucune solution. Ils se plaignent, car toujours seul, tout seul face à tout le monde.
Il est clair que l’arbitrage du football moderne, rapide et médiatisé est complètement dépassé devant une évolution aussi fulgurante. Il faudra bien qu’un jour, les « spécialistes » nous expliquent pourquoi la moindre évolution des pratiques de l’arbitrage dénature selon eux à tel point l’ « esprit du football » . Alors qu’aujourd’hui, dans l’ « esprit du football », tomber à limite de la surface de réparation devient un art à part entière dans les clubs de l’élite européenne et qu’une faute est rarement sanctionnée si la victime ne se jette pas au sol. Il faudra aussi qu’on m’explique pourquoi, pour remédier à la solitude de l’arbitre, il est impossible de proposer plusieurs arbitres de champs, alors que cette pratique est quasiment généralisée pour des sports collectifs exerçant sur des terrains de surface plus petite. Pourquoi, l’exclusion temporaire pour manque de respect de l’arbitre est impossible ? Pourquoi une faute contestée n’est pas aggravée dans sa sanction ? Quant à la vidéo …
Décidément, il est difficile de réformer le football. Les seuls changements de règles ces décennies précédentes ont été l’établissement de la règle du hors-jeu et l’interdiction de la passe à son propre gardien. Il est très difficile de faire bouger quelque chose dans le foot, c’est comme ça … De toute façon, tout le monde se contente de ce qui existe déjà. C’est pas grave, ça fait vendre du papier, ça entretient la polémique et le suspens. C’est peut-être ça l’ « esprit football ».
17 décembre 2008
Primordial !
Le grand journal quotidien anglais "The Sun", toujours à la pointe de l'information, nous annonce que le nouveau sélectionneur
de l'équipe d'Angleterre, l'ancien international Italien et ancien entraîneur des plus grands clubs italiens, ainsi que du Real Madrid, Fabio Capello est très géné par la longueur du gazon du stade de Wembley. En effet, les brins d'herbe mesureraient 19 mm, alors que le selectionneur préfèrerait un gazon de 17 mm de hauteur.
Tout ceci n'étant pas du goût du jardinier, un rude bras de fer est à envisager dans les mois à venir, l'équipe
d'Angleterre devant rencontrer la Slovaquie au mois de mars prochain !!!
Nous comptons évidemment sur la presse anglaise pour nous tenir informer.
14 octobre 2008
La crise continue
La crise dans le milieu du football ne s’atténue pas. F.Thiriez, Président de la LFP a maintenu et convoque l’assemblée
générale fédérale extraordinaire le 14 novembre prochain. L’obstination dans la précipitation n’a jamais donné rien de bon dans ce genre de conflit. De plus, des clubs comme Nice préparent déjà leur « service minimum » en menaçant d’aligner l’équipe réserve.
De son côté, l’UNFP a elle aussi affirmé sa détermination en annonçant un objectif de 100% de gréviste lors de la prochaine journée de championnat. (Ce syndicat regroupe 80% des joueurs professionnels)
Je ne connais pas l’issue de cette crise, mais je suis curieux du résultat. A suivre ...
07 octobre 2008
Solidarité ! Solidarité !
La réaction d’une grande partie des journalistes couvrant le conflit et la menace de grève des footballeurs professionnels du Championnat de France est très intéressante et curieuse parfois. Loin d’être des habitués de ce genre d’événement, ils se demandent si les revendications formulées par le monde du football autre que les présidents de club sont bien fondés. En effet, « Les présidents de club, c’est grâce à eux que les joueurs gagnent de l’argent ! » , « Ils sont bien payés d’ailleurs ! » , et la petite musique continue, « Vu la crise actuelle, ils ne devraient pas se plaindre, c’est déplacé ! » Tous les clichés populistes y sont passés, tout pourvu qu’on ne rate pas une journée de championnat ?
Mais quel est le fond du problème ?
Une réforme du Conseil d’administration de la Ligue de Football Professionnel est envisagée. Aujourd’hui, il est composé de huit dirigeants de L1, trois dirigeants de L2, un représentant de la FFF, deux représentants de joueurs et deux représentants des éducateurs. Le président de l’organisation représentative des dirigeants, cinq membres indépendants nommés par la FFF, un représentant des arbitres, un des personnels administratifs et un représentant des médecins de club, soit 25 membres.
La réforme viserait à ne pas changer le nombre de membres du conseil d’administration, mais à substituer deux représentants supplémentaires de dirigeant de club, ce qui leur donnerait la majorité absolue.
Mais où est le problème, où est le danger ? Dans l’immédiat, il n’y a pas de danger, mais seulement cela pose un problème de principe. Le fait qu’aucune des composantes du conseil n’ait la majorité absolue permettait un débat et la recherche d’un consensus pour les décisions à prendre, ce qui ne sera plus le cas dès lors qu’une partie sera d’entrée majoritaire.
Le problème est complexe et je ne sais pas si le Secrétaire d’Etat Bernard l’a bien saisi, il paraîtrait que oui. Dans les jours à venir nous allons voir si les « dirigeants » savent réellement « diriger », ou s’ils préfèrent risquer de perdre toute crédibilité et beaucoup d’argent en allant jusqu’à la crise ultime.
A suivre …
P.S : Voici les statuts de la LFP Statuts_LFP
08 septembre 2008
C'est pas ma faute !
L'équipe de France a fait sa rentrée, elle est en forme ! 
Comme le conseil fédéral de la FFF a décidé de ne rien changer en juillet dernier, rien n'a changé et on retrouve une équipe de France aussi efficace qu'à l'Euro. Résultat, défaite 3-1, contre l'Autriche. Raymond a des impressions, mais il doit regarder la vidéo ... Sinon, une des raisons de la défaite : la taille des autrichiens, ils sont trop grands. C'est ça ; c'est pas sa faute, c'est les autrichiens qui sont trop grands !!!
Toujours le bon mot au bon moment ce Raymond, en plus on n'a pas l'impression qu'il se fout du monde ! Pendant ce temps là, les joueurs le soutiennent. Bah oui, il est toujours sélectionneur, il faut fayotter pour rester dans l'équipe de France.
20 août 2008
Une nouvelle équipe de France
Pour préparer le match de ce soir, l'équipe de France a un nouveau mental, un nouveau capitaine, un nouveau slogan et un nouveau maillot.
Ils se sont trompés à la fédération Française, c'est un nouveau sélectionneur qu'il fallait !
18 juillet 2008
Giuly au PSG
Ludovic Giuly jouera cette saison au Paris-Saint-Germain. Peut-être aurons-nous la chance de le revoir jouer avec son
ex-coéquipier de l'AS Monaco Jérôme Rothen ?
09 juillet 2008
La vidéo dans l'arbitrage
Vous allez voir ce que vous allez voir !
Les instances françaises du football professionnel viennent de se rendre compte qu'il arrivait aux arbitres de faire des erreurs, de commettre des injustices ou de se faire berner par des simulateurs. Une décision a été prise !
Désormais, en ligue 1, grâce aux opérateurs officiels Canal+ et Orange, une commission se réunira pour visionner les vidéos des matchs du week-end et corrriger les erreurs d'arbitrage, disculper un joueur et sanctionner un simulateur, comme c'est le cas depuis très longtemps dans d'autres sports collectifs.
Quelle révolution ! Jusqu'à aujourd'hui, rien que l'usage du mot "vidéo" était interdit dans le milieu du football, comme si une malédiction allait s'abbatre sur celui qui le prononcerait. Jusqu'où allons nous aller ? Pas bien loin je le crains.
Enfin maintenant, on aura un arbitrage juste !
Au fait, ce n'est pas la vidéo qui a permis au quatrième arbitre de se prononcer sur le coups de boule de Zidane ou celui-ci avait un temps de réaction plus long que la moyenne ?
03 juillet 2008
Raymond qualifié pour la suite
A l'issue du Conseil Fédéral de ce matin, R.Domenech a été maintenu dans ses fonctions.
En effet, le Président Escalette a déclaré que la faute était collective, mais que le sélectionneur avait une plus grande responsabilité.
En résumé, parcequ'un changement radical serait trop dangereux, il faut maintenir l'équipe en place ; celle qui "a échoué et qui est reponsable de cet échec".
Si vous en avez le courage, vous pouvez lire ce communiqué de presse, un bel exemple d'immobilisme et de langue de bois digne des pires politiciens !

