03 avril 2009
Panique dans le Hand
On aurait voulu en faire exprès, on n’aurait pas
fait mieux. Les articles portant sur le handball et « le monde du
handball » sont nombreux depuis quelques jours. On s’étonne de la montée
en puissance du hand professionnel, des clubs européens veulent créer une ligue
parallèle et des soupçons de corruption d’arbitres fleurissent, aussi des
enquêtes sont en cours.
En France, l’affaire qui fait le plus de bruit, qui
attire le plus notre attention est la remise du rapport de plainte de l’équipe
Croate, perdante en finale du championnat du Monde face à
En réponse aux arbitres
qui se sont plaints d’une tentative de corruption de la part de la délégation
croate, les deuxièmes du championnat du Monde répliquent par une accusation de favoritisme du corps arbitral à
l’équipe française. Cette affaire pourrait paraître risible, une réclamation
comme une autre venant de l’équipe « mauvaise » perdante, si en
effet, c’était le seul article. Mais la presse a été le relai d’inquiétudes de
professionnels handball et nous a informé que des enquêtes sont menées sur des
matchs européens.
Ce foisonnement est curieux et on peut se demander
si cette campagne est orchestrée. Mais si c’est le cas, qui en est l’auteur, a
qui profite celle-ci ? Ou est-ce seulement un manque d’inspiration des journalistes.
De toute façon, la réponse doit-être à la hauteur,
sinon ces « affaires » risquent de causer des dommages irréversibles
à ce sport, de la même façon que les affaires de dopages minent et mineront à
jamais le cyclisme professionnel. Espérons qu’à l’avenir, plus aucun doute ne
sera possible sur l’issue d’un match et que l’on pourra conclure, comme cela a
été le cas lors d’un match « France-Allemagne », que le résultat peut
paraître injuste, mais que cela est du à l’inexpérience des arbitres à
affronter un public hostile.
08 janvier 2009
La complainte de l'arbitre
Les pages Rebond du journal Libération décidément inspiré sportivement ce mardi 6 janvier, offraient une tribune à Tony Chapron, arbitre international et Jacques Blociszewski, chercheur sur les nouvelles technologies, intitulée « L’arbitre de foot broyé par les images ». Celle-ci nous offre la complainte de l’arbitre seul, mal aimé, peu respecté, broyé par le flot des images rediffusées, ralenties, commentées. Il est triste cet arbitre, car il n’arrive pas à se faire respecter, ni à se faire entendre face à tant de pression. Pourtant comme dirait la pub « Il n’a pas le même maillot, mais il a la même passion ! ».
Bref, tous ces maux seraient dus aux médias, au foot business ! Rien de nouveau dans ce commentaire. L’argument longtemps ressassé de la vidéo tuant le football y est pleinement développé. Faut-il comprendre que l’attitude des joueurs, des supporteurs, des médias serait responsable de cette dérive, que c’était mieux avant ?
Les auteurs dénoncent les images comme responsables des polémiques autour des erreurs d’arbitrage, permettant aux commentateurs de s’acharner sur le corps arbitral, mais ils refusent que ces mêmes images prennent place dans un dispositif arbitral. Ils s’offusquent du manque de respect des joueurs, mais ils ne proposent aucune solution. Ils se plaignent, car toujours seul, tout seul face à tout le monde.
Il est clair que l’arbitrage du football moderne, rapide et médiatisé est complètement dépassé devant une évolution aussi fulgurante. Il faudra bien qu’un jour, les « spécialistes » nous expliquent pourquoi la moindre évolution des pratiques de l’arbitrage dénature selon eux à tel point l’ « esprit du football » . Alors qu’aujourd’hui, dans l’ « esprit du football », tomber à limite de la surface de réparation devient un art à part entière dans les clubs de l’élite européenne et qu’une faute est rarement sanctionnée si la victime ne se jette pas au sol. Il faudra aussi qu’on m’explique pourquoi, pour remédier à la solitude de l’arbitre, il est impossible de proposer plusieurs arbitres de champs, alors que cette pratique est quasiment généralisée pour des sports collectifs exerçant sur des terrains de surface plus petite. Pourquoi, l’exclusion temporaire pour manque de respect de l’arbitre est impossible ? Pourquoi une faute contestée n’est pas aggravée dans sa sanction ? Quant à la vidéo …
Décidément, il est difficile de réformer le football. Les seuls changements de règles ces décennies précédentes ont été l’établissement de la règle du hors-jeu et l’interdiction de la passe à son propre gardien. Il est très difficile de faire bouger quelque chose dans le foot, c’est comme ça … De toute façon, tout le monde se contente de ce qui existe déjà. C’est pas grave, ça fait vendre du papier, ça entretient la polémique et le suspens. C’est peut-être ça l’ « esprit football ».
09 juillet 2008
La vidéo dans l'arbitrage
Vous allez voir ce que vous allez voir !
Les instances françaises du football professionnel viennent de se rendre compte qu'il arrivait aux arbitres de faire des erreurs, de commettre des injustices ou de se faire berner par des simulateurs. Une décision a été prise !
Désormais, en ligue 1, grâce aux opérateurs officiels Canal+ et Orange, une commission se réunira pour visionner les vidéos des matchs du week-end et corrriger les erreurs d'arbitrage, disculper un joueur et sanctionner un simulateur, comme c'est le cas depuis très longtemps dans d'autres sports collectifs.
Quelle révolution ! Jusqu'à aujourd'hui, rien que l'usage du mot "vidéo" était interdit dans le milieu du football, comme si une malédiction allait s'abbatre sur celui qui le prononcerait. Jusqu'où allons nous aller ? Pas bien loin je le crains.
Enfin maintenant, on aura un arbitrage juste !
Au fait, ce n'est pas la vidéo qui a permis au quatrième arbitre de se prononcer sur le coups de boule de Zidane ou celui-ci avait un temps de réaction plus long que la moyenne ?
